On peut toujours essayer, on verra si je reviendrai ici.

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# Posté le mercredi 25 mars 2009 14:53

Elle ne peux plus rien dire ni écrire ni lire ni entendre qui ne soit broyé dans sa machine paranoïaque.

Elle ne peux plus rien dire ni écrire ni lire ni entendre qui ne soit broyé dans sa machine paranoïaque.

J'étais sensible, quoi qu'on dise. Mais j'ai agi sur moi-même pour ne plus souffrir : je crains tellement la douleur de c½ur qu'un sentiment, même heureux, qui peut m'en causer devient pour moi un objet d'alarmes. Ma sensibilité a quelque chose d'hostile. Aussi ma vie est-elle une longue suite d'inconséquences. Ballotté par un orage de pensées contraires, je cherche une direction, je ne sais pas quelle est ma volonté. Je suis saisi tous les matins d'une profonde mélancolie, d'un sentiment d'aversion pour moi-même et pour les autres. Mon caractère est des ténèbres, et personne ne peut me concevoir : on n'est connu jamais que de soi, il y a entre nous et ce qui n'est pas nous une barrière infranchissable. Du reste, les autres ne m'intéressent point. Je les ménage, mais je ne les aime pas. Moi-même, je ne m'intéresse guère.

J'aime le froid qui t'envahit.

# Posté le samedi 21 mars 2009 11:44

J'ai toujours aimé le désert. On s'assoit sur une dune de sable. On ne voit rien. On n'entend rien. Et cependant quelque chose rayonne en silence...

J'ai toujours aimé le désert. On s'assoit sur une dune de sable. On ne voit rien. On n'entend rien. Et cependant quelque chose rayonne en silence...

Voilà ce qui lui arrive rue des Archives, cet événement heureux et malheureux : elle vient au monde, elle subit la naissance de l'amour, cette naissance qu'est l'amour. L'amour commence comme on vient au monde, c'est âpre, ça râpe et ça fait mal, l'air déchire et manque à la fois, on voudrait crier au secours, on est faible et nu, à découvert, on a peur, on est innocent : on naît la mort dans l'âme.


Tomber amoureux, c'est naître en se souvenant d'être né, aucune naissance n'est naïve, c'est vieux comme le monde. Quelque chose se rejoue, qui fait trembler, on a déjà marché dans cette jungle, aux aguets, menacé, mais quand, mais où, la peur ne dis pas tout, la peur a ses secrets -- on enrage, on s'émeut, on perd courage : on a pas demandé à naître.


Ni toi ni moi
Camille Laurens

# Posté le dimanche 01 mars 2009 10:07

Modifié le dimanche 01 mars 2009 12:07

Je crois qu'il profita, pour son évasion, d'une migration d'oiseaux sauvages.

Je crois qu'il profita, pour son évasion, d'une migration d'oiseaux sauvages.


Fire and ice
Some say the world will end in fire,
Some say in ice.
From what I've tasted of desire
I hold with those who favor fire.
But if it had to perish twice,
I think I know enough of hate
To say that for destruction ice
Is also great
And would suffice.


Robert Frost

# Posté le dimanche 15 février 2009 07:47

Modifié le dimanche 01 mars 2009 07:03

Il était une fois jamais...

Il était une fois jamais...

*

C'est l'histoire de deux grands enfants
Qui jouent un jeu très très prenant,
Le fameux « je t'aime, moi non plus » et « je te veux et je ne te veux plus »,
C'est un jeu où il n'y a pas besoin de chance,
C'est juste une course d'endurance.
Celui qui tiendra le plus longtemps c'est celui qui en sortira gagnant,
Celui qui sera la plus malheureux sera le perdant du jeu.
Et le but c'est de s'y prendre au jeu tout en se préservant un peu !

Et ce jeu c'est un peu leur drogue dur
Et ça les aura à l'usure,
Lequel aura le plus de blessures ?
Peut être elle mais c'est pas sur.

Allez viens on va se balader,
Et cette fois c'est toi qui tire les dés,
Mais attention au sablier car il va bientôt se retourner !
Allez viens si t'as peur de rien, si t'as pas peur d'un peu de bonheur.
Allez viens si t'as peur de rien, si tas pas peur de quelques pleurs.


Hanna*

# Posté le jeudi 29 janvier 2009 15:32

Modifié le dimanche 15 février 2009 07:57